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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 09:50

Le nom du monde est forêt , est un prix Hugo ( 1973 ) , totalement mérité .

 

C’est un petit roman assez court , assez original si on le compare au reste de la bibliographie de l’auteur .

C’est le ton qui est singulier . Il y a dans ce roman beaucoup de violence , d’âpreté et de méchanceté .

Athshe est un monde forêt peuplé par des humanoïdes intelligents et assez primitifs ( les Créates ) , qui vivent dans une jungle tropicale impénétrable , pour certains et dans le voisinage des hommes qui constituent cette société coloniale pour les autres  . Une société avec ses travers et ses rares qualités ...

Ce monde Vierge regorge de bois et de matières premières et il est mis en coupe réglée pour exploiter et piller ces ressources précieuses .

 

L’auteur met en scène une société coloniale radicalement indifférente à la population première de ce monde et indifférente également à tout ce qu’il possède

de richesse non exploitables ou bien immatérielles .

 

C’est peut dire que ce roman est une dénonciation du colonialisme et une analyse des situations qui découlent de l’inégalité des termes de l’échange .

 

Ce n’est pas un texte manichéen et il est doté d’un souffle et d’une intensité tout à fait entrainant , une véritable gifle .

La violence , la révolte , le mépris des cultures « premières « tout à fait : « autres « et la négation de leur valeurs et de leurs potentialités universalistes et riches

sont développés dans le détail .

La violence et le mépris sont donc obstinément à l ’œuvre dans ce « planete opera « accomplis et c’est franchement assez difficile à encaisser , surtout que ce texte est moins

une caricature du colonialisme , que la dénonciation scénarisée et théorisée de ses effets et de ses moyens d’action.

 

Ce texte épuisé figure dans le recueil disponible : Le dit d’Aka

 

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Published by Finity's end hellburner science-fiction
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