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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 13:10

Ce commentaire porte sur l'ensemble du cycle et sur ce premier tome ..

Cette suite de romans est intégralement disponible aux usa et cumule à juste titre des dizaines de commentaires positifs .
On trouve en français l'intégrale de ces textes, mais " d'okaz " ( dans une édition non révisée par l'auteur ) , avec des couvertures débiles qui dissimulent très efficacement le talent de l'auteur et surtout la richesse thématique de ce cycle . hugh !

C'est un « must have « sur la thématique de l'alien .
Sept espèces extraterrestres cohabitent dans une communauté spatiale très lâche et Comment établir et maintenir des rapports fonctionnels entre des espèces si différentes ?

Les intrigues sont multiples et se déploient sur 2 générations .
Les personnages sont véritablement bluffant de réalisme et de présence et ils nous font partager tout un panel d'affects divers et variés assez retentissants .

Il y a un énorme et réel effort créatif dans la création de cette " ménagerie " d’êtres étranges , étrangers et intelligents , même des méthaniers , donc une espèce qui respire du méthane . Les fondements exo biologiques de ces espèces sont extrapolées à la perfection par le biais de francs exposés , comme par le recourt à de multiples inserts dans la trame narrative et selon des modes variés .

Le thème : c'est l'alien " en soi ".
Peu de romans de SF ont approché à ce point et de front , de façon aussi crédible , cette thématique . Ces pages exposent constamment le lecteur à l’altérité .
Il faut dire qu’il n'y a pas de princesse , mais que à la place , nous avons des équipages compétents dans des environnements crédibles .

Il y a une espèce féline , la principale du point de vue de la narration , elle constitue ( entre autre ) une métaphore qui permet à l'auteur de gloser indirectement et subtilement sur la condition féminine et nous autres messieurs , recevons ce que : bien souvent nous méritons .
L’espèce humaine n’est d’ailleurs pas le centre du monde dans cet univers , et c’est ainsi qu’au début du roman un homme erre dans les méandres d’une station spatiale , personne ne s’est encore rendu compte que la bestiole est intelligente , et cette personne devra travailler pour faire reconnaître ce simple fait qui n’est pas une évidence .

Le charme incomparable de ce cycle vient de ce que tout y est fabuleusement étranger . Les différentes cultures se font échos car les points d’observation et de référence varient fréquemment . C’est donc un peu comme un jeu de miroirs ou bien une collection de poupées russe , les points de vue culturels , les préjugés , les variations et variables qui découlent des natures biologiques originelles qui sont variées . Par exemple : s’agit-il d’espèces diurnes ou pas ? les contraintes résultants de la biologie reproductive , de la place dans la chaine alimentaire et j’en passe .... C’est très solidement bâtit et bien écrit et c’est donc un plaisir pour l’amateur , d’autant plus que le redoutable et redouté « sens of Wonder « est totalement sous contrôle .

Les environnements de station et de vaisseaux créés par l’auteur m’ont toujours conquis ( hypnotisé est le mot qui conviendrait le mieux ) par leur caractère saisissant de présence . La froidure le plus souvent mordante des docks , Le clac des couloirs d’amarrage et d’appontage , le métal omniprésent qui sépare du vide spatial qui laisse l’impression fréquente d’être en plongée et de se trouver environné par le vide absolu , inhumain et immense . Le facteur espace-temps dilaté par les sauts entre les étoiles qui génère des décalages temporels minimes mais qui se cumulent et qui génèrent aussi une diachronie ( décalages temporel ) malmenée , hachée et bouleversée qui malmène à son tour le lien social et la circulation de l’information en s’ajoutant à des distances inconcevables .

Mais surtout ces personnages très denses , systématiquement ballotés par la vie , les évènements et le Fatum . Ils sont parfaitement lisibles , compréhensibles et intimes avec le lecteur , qui comprend leurs problématiques qu’ils soient antipathiques ou non . La complexité pousse souvent en effet à arrondir les angles , à nuancer et relativise souvent l’idée bonne ou mauvaise que l’on se fait de ces gens et de leurs réactions dans le cadre de leur exposition à des contextes palpables et variés .

Excellent ! une ballade dans une foule de cultures , des rencontres fabuleuses hautes en couleur et sans doute les plus longues balades dans l'espace que j'ai jamais lues avec le huis clos des équipages sur les navires de plusieurs espèces .

PS : Le pied , en toute franchise , toute à fait franche ...

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Published by Finity's end hellburner science-fiction
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