26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 09:26

Finiity’s end est un excellent roman psychologique intense sur fond de space opera !
C’est un must du genre space opéra à mon humble avis .
Le rythme est très soutenu . L'intrigue est complexe et très riche humainement parlant .
L’intensité qui se détache du texte est prégnante , omniprésente et elle est très prenante et elle est même dérangeante souvent .
Il n’est pas disponible en français . Le style est un peu âpre , beaucoup de soliloques , de phrases courtes qui se renvoient la balle alors que le sens glisse d’une page à l’autre .
Un texte de ce fait , pas très facile à lire je trouve .
Sans " spoiler ":
Le Finity’s end ( vaisseaux marchand quasi militaire ) est de retour à Pell ( station ) après la guerre .
Il veut ( entre autres ) récupérer le fils d'un de ses membres d'équipage qui s'est suicidé dans cette station .
Car il semble que pour ce membre d’équipage , c'était trop difficile voire impossible de se faire à la condition et à la vie de « stationner « .
Cette femme a été laissée sur Pell suite à un départ vers des horizons dangereux de son vaisseau familial . Ce n'était pas un abandon mais une femme enceinte n'avais pas sa place dans ce contexte de risques militaires .
Le Finity’s end revient donc , entre autres , pour récupérer ( contre son gré ) le jeune adulte qui avait commencé de faire son trou sur la planète Pell, auprès des indigènes Hisa , et auprès de son amie intime .
Il devra absolument contre son grès obtempérer et se soumettre aux exigences de son vaisseau d’origine , celui de sa mère . Il devra aussi découvrir à marche forcée cet univers clôt perdu dans le vide spatial .
Le vaisseau pour sa part tentera aussi de reprendre un rythme marchand plus honnête et plus clair que celui de la contrebande , mais la politique est toujours là , embusquée .
Bref : La guerre est finie mais les temps sont durs
Voilà la matière que C.J. Cherryh utilise pour nous balader dans l'espace profond : les séquelles des drames de guerre , les intrigues politiques , le huis clos des vaisseaux , la culture très et l’identité très affirmée des vaisseaux patrie , la dureté des membres d'équipage et la difficulté de s'intégrer à ces mêmes équipages , station et stationner ou bien encore : les rapports avec les extraterrestres de Pell dont la fréquentation a décisivement marqué utilement un des personnages principaux de ce texte ...
Ce qui est agréable c'est le côté universel et intemporel de ce que vivent les personnages de cet univers de l’espace profond ..
Un roman qui m'a bluffé : relativement court ... intense ... assez puissant .... percutant ...
Sinon on est embarqué dans l’univers Alliance et Union , mais dans le camp des marchands et des vaisseaux familiaux .
......................................................................................................................
4e de couverture (1) et appréciation (2) de l'éditeur :
(1) finity's end falls after Merchanter's luck ( l'opera de l'espace ) but before Tripoint (Les chants du néant ) in the lineup of C.J. Cherryh's Merchanter novels (part of the author's award-winning Alliance/Union universe). It resumes the story of Fletcher Neihart, an orphan and unwanted foster child who, against his will, joins the crew of the legendary merchanter ship finity's end. As Neihart struggles to find his place both on the ship and in the world, the ship undertakes a mission critical to the continuing peace between the Earth, Alliance, and Union factions.
(2) finity's end is complex, insightful writing. Cherryh understands human nature under stress, and has a gift for conveying the immediacy of interactions, concerns, betrayals, and forgiveness.

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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 09:33

Bon ! euh !
En toute franchise :
Cela fait un moment que je ne suis pas tombé sur un roman aussi inaccomplis et aussi passable .
C’est plein de hasards faciles et de raccourcis pénibles . Il y a fréquemment des sorties , dans des dialogues , qui sont ridicules , ou ineptes ou bien consternantes .

Bizarrement ce n’est pas forcement et systématiquement mal écrit , ainsi par exemple , on ne peut pas dire que la caractérisation soit systématiquement mauvaise , mais partout des hasards heureux et faciles et des incohérences ou bien des revirements bizarres de certaines personnalités .

Alors devant ce spectacle assez sidérant : Je me suis dit que j’étais à côté de la plaque , et que c’était un roman jeunesse ... ?
Peut-être ... mais l’éditeur ne le dit pas , et moi je ne sais pas bien , si ce roman est recommandable pour un jeune public . Le « pitch « en tout cas fonctionne de façons enfantines très souvent ( le plus souvent ) .

Il y a un autre problème . Je trouve que parmi les clichés qui sont excessivement nombreux dans ce texte , il y en a qui sont de surcroît problématiques .
-Si vous vous appelez Ali originaire d’Afrique mais vivant en Europe , vous êtes une sorte de vicieux sans foi ni loi , et vous vous concoctez un harem de derrière les fagots où les femmes sont jetables , maltraitées , où elles sont du bétail finalement .
-Si vous êtes bulgare , vous êtes un mafieux éminemment rusé , patient et calculateur , prêt à tous les coups bas et à tous les mensonges et vous attendez votre heure et n’hésitant pas à baissez votre froc sans état d’âme , si c’est nécessaire .
-Si vous êtes chinois , vous êtes des millions et vous déferlez en hordes conquérantes sans principes .
-Si vous êtes une gente dame d’Europe du nord , vous êtes ? : chaude .....
J’arrête là .... Mais non sans dire que si les préjugés se nuancent au fil du texte , l’auteur semble avoir du mal à penser en dehors de cadres discriminants .

La terre est attaquée par des extraterrestres , et comme lecteur routier du genre SF , nous avons tous forcement déjà encaissé pas mal de trucs ....
Mais là , cette attaque initiale est complètement : k o ...n E ... : Je ne vois pas quoi en dire d’autre ...

Quand le monde se reconstruits les lieux commun démagogiques et faciles fusent . C’est presque de la propagande et en tout cas c’est le café du commerce .

Par contre une qualité dans ce roman : c’est l’univers .
Notre monde est dans ce roman totalement mélangé , il est comme passée au tamis .
Les populations sont mélangées du fait du cataclysme , pareil pour les zones géographiques , les climats et les paysages , tout est mixé et passé dans un « shaker ».
Les gens se sont tous réveillés dans un autre monde , en errant dans des zones dévastées qui bordent curieusement des espaces préservés très variés . Par exemple la rive d’une rivière est désertique , l’autre rive est souriante , dans cette rivière qui devrait être en Europe se baladent pourtant des piranhas affamés ....
Des nuages radioactifs flottent dans un ciel de cendre , le jour a du mal à percer , d’autres jours il fait beau . Les survivants errent affamés en se mangeant les uns les autres , certains se ressaisiront et : quoi ? hein ? : il préfèrent manger les piranhas crus plutôt que leur belle-sœur , et là un vent d’espoir souffle ....

L’ univers de ce texte fait penser à un pays alternatif , mythique , improbable , et au lieu de le trouver incohérent , on peut absolument être charmé par tout ce fatras improbable et illogique , mais absolument fonctionnel , tissé de réalités tangibles , mixées de manières illogiques et aléatoires . La ballade dans ce décors dément , est donc malgré tout avenante , dans ce texte où l’errance est au cœur d’une géographie constamment surprenante , qui est absolument au centre de ce récit .

C’est en tant qu’amateur d’univers que j’ai pu être motivé à finir ce roman , dont le pitch présentant un caractère surligné un peu pénible ,et souvent grossièrement opportuniste , et trop souvent stéréotypé et encore plus fréquemment insupportable .

A la question est-ce-que l’auteur a écrit d’autres choses ? Je réponds : je ne veux pas le savoir ....

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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 12:16

 

      Les vaisseaux d’Omale ...

 

A mon humble avis on peut si  on le souhaite commencer ce long cycle par ce tome trois , c’est possible car il est très autonome en fait .

Pourquoi pas ... Et commencer par-là , pourrait même rendre les découvertes contenues dans les deux premiers tomes plus riches potentiellement .

 

Cela faisait un bail que je souhaitais me replonger dans l’univers d’Omale , avec du neuf , du nouveau , de l’inédit ...

Ce fut une longue attente un peu désabusée mais relativement bien récompensée par ce tome trois  .

 

Si vous ne connaissez pas ce cycle, sachez que c’est un roman ou l’univers est un véritable personnage et un véritable acteur du cycle .

Une sphère de Dyson , l’immensité , la rumeur lointaine , une longue histoire brumeuse et des aires culturelles immenses à l’immensité pesante car elle est factorisée par l’auteur   . Des aires qui reposent sur des biologies différentes et qui sont habitées par différentes espèces extraterrestres dont l’humanité . Les espèces vivent principalement séparées les unes des autres , hormis dans différentes zones de contacts et de mélanges  , des zones sensibles et assez improbables ...

 

Ces mondes sont d’une présence remarquable et la richesse en est presque inépuisable , surtout si votre imagination sait partir au quart de tour ..

 

Ce troisième tome continue d’être un fabuleux bonheur pour les amateurs d’univers . Le lecteur explore dans ce tome l’air Hodgine , en long en large et en travers et dans le cadre d’une démarche aussi posée que intimiste .

L’auteur ménage habilement des espaces où les espèces interagissent pour se découvrir de façons hésitantes malgré les écueils avec une démarche volontaire . L’univers d’Omale gagne encore avec ce troisième tome  , en complexité et en densité . C’est un vrai plaisir .

 

Si le quatrième de couverture promet de nous emmener dans l’espace , il faut savoir que une grande partie du roman consiste en un lent et long voyage dans l’aire Hodgine .

Mais que l’on se rassure le roman nous emmène bien comme promis dans l’espace ou notre connaissance d’Omale s’approfondira même si bien des mystères se profileront aussi à l’horizon .

 

Il y a principalement deux trames narratives inégales . L’une emboite le pas de l’équipe de  l’expédition spatiale avec ses tribulations et aléas  dans l’aire Hodgine , c’est la plus consistante . 

L’autre suit les imbroglios politiques et les soubresauts religieux et racistes que soulève le projet même de cette expédition dans l’aire humaine .

 

Le rythme du roman est globalement assez lent et les informations de toutes natures sont excessivement abondantes et elles concernent une foule de registres .

Les personnages sont accomplis et l’univers suinte littéralement travers leurs pensées , leurs actes , leur souvenirs , leurs responsabilités ...

 

C’est n’est pas un roman d’action stricto sensu même s’il y a beaucoup d’action . C’est un roman d’aventure , un peu de la littérature de voyage je dirais .

Il pourrait ne pas convenir à des amateurs exigent de thriller par exemple .

 

Cependant , c’est un bonheur de livre Univers . Un pure délice à déguster pour les amateurs du thème du contact .

Mais l’univers reste le personnage principal et ceux qui ne se conterait pas de ces voyages pourraient bien conclure en disant et alors !?

 

Mais ils auraient torts évidement car Omale et tout ce cycle pose des questions éternelles qui nous suggèrent des actions urgentes qui pourraient biens contribuer à rendre le monde un peu meilleur qu’il ne l’est .

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 10:10

Aliénation ,

 

Voici un voyage bluffant dans l’espace profond .

Un texte crédible de hard science assez agréable , aux accents infiniment réalistes .

 

Voilà une ballade loin dans la nuit ,  à des millions de kilomètres , dans un futur pas trop , trop  lointain , dans un remarquable vaisseau , beau et fonctionnel .

En compagnie de personnages également  fonctionnels et assez réels pour nous émouvoir , nous faire réfléchir et même , nous faire rêver  . Ces gens sont des scientifiques compétents , bien à leur place mais n’étant pas excessivement définis par elle . 

 

Dans ce futur lointain l’espèce humaine est modifiée par la bio ingénierie , l’informatique et les nanotechnologies . Elle est donc spectaculairement augmentée et régulièrement mise à jour .

 

La vie dans ce vaisseau est contingente de diverses contraintes très étudiées , illustrées et examinés par l’auteur : les supports de vie , la technologie , les environnements ...

C’est ainsi que la sortie d’hibernation est décrite par exemple avec une précision au millimètre dans un cadre pleinement intimiste , très visuel et intensément ressenti par le lecteur .

 

Le «   pitch « est sophistiqué car il est à deux paliers et il reste assez subtils dans sa mise en œuvre . L’intrigue ne vise pas qu’as poser le à explorer l’altérité extrême . Elle cherche aussi à aborder des préoccupations en rapport avec l’éthique  .

 

Le fond du roman contient une mise en garde cinglante quant aux progrès technologiques qui pourraient contrarier l’éthique tout en étant eux-mêmes très difficiles à cadrer par nature et par nécessité , et je dirais à contenir voire à endiguer  en fait  et tout simplement .

 

C’est un beau voyage dans le futur , car l’auteur à bien creusé les potentialités technologiques . C’est au-delà du simplement crédible du point de vue romanesque  et c’est manifestement de l’archi probable pour ce qui est des aspects civilisation post humaine . .

 

La tension monte au grès des développements  , le drame est  donc dans les coursives , mais il l’est de manières assez posées .

On est fréquemment dans le registre d’énigmes subtiles  , vraisemblables ,  complexes bien amenées et intensément préoccupantes ...

 

Il y a aussi un fossé technologique entre la terre et le vaisseau qui se creuse . En effet l’équipage est parti il y a plus d’un siècle et demi , c’est long et de l’eau a coulé sous les ponts , au point que les mises à jours des ressources , ne sont plus que partiellement possibles à distance , du fait des écarts de ports , de prises , de logiciels , de réseaux , de matériaux , de matériels embarqués  ...

 

Dans ce roman , le grand méchant loup est lâché dans les bois , les technologies et leurs procédures d’utilisations sont au coeurs des problématiques , de même pour leurs implications éthiques ...

Sachez le ...

 

Le problème qui se pose à l’équipage assez rapidement est double ,  et le volet alien relève pour sa part du rarement vu dans le genre SF , du moins sous cet angle d’approche très spécifique et très argumenté de surcroit .

Personnellement je pense au film Virus avec William Baldwin qui est sur une  thématique analogue et qui n’a été compris ni par le public , ni par la critique , et qui pourtant , se trouve être à mon humble avis , un bon film d’action du genre SF ( un huit clos en mer tout en partant de l’orbite terrestre , bien rythmé et intense ) ...

 

C’est un superbe roman de hard science que Aliénation , un qui vous colle bien les boules , et ça tombe bien on approche de noël ...

 

Alors disons :  Noël ! , les Boules !

 

Allez on prend ses neurones , on se fait quelques étirements intellectuels  , et hop ... hop .. hop et on ne chouine pas pendant la lecture  SVP ......

Un texte crédible de hard science assez agréable , aux accents infiniment réalistes .

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 10:08

Une planète minière reconvertie en pénitencier ....

 

Ce site est principalement souterrain , la surface est un territoire improbable livré aux éléments déchainés et aux carcasses de déchets industriels , ou encore à celles de vaisseaux spatiaux échouées sur ce monde abandonné  .

 

C’est la novélisation du film Alien 3 , et il n’y a pas de  divergence réellement fondamentale avec le scenario du film . C’est une bonne novélisation et c’est assez agréable de se plonger dans cette atmosphère par le livre , par l’écrit  , car c’est une autre dynamique que l’image finalement  .

 

Le point fort de cette novélisation , c’est certainement  les descriptions de ces environnement étrangers , notamment la surface de ce corps céleste et aussi  la base avec les couleurs sombres les vents , les tunnels  .

 

Certains personnages denses sont particulièrement émouvants , tel que , le médecin de la base animée par sa tragédie intérieure de naufragé / réfugié en enfer  .

 

D’une façon générale , le film comme ce récit  assez bref ,  sont affectés l’air de rien par une sorte de grandiloquence grandiose , au travers notamment des décors , au travers aussi  des destinées de personnages spectaculaires , aux problématiques névrotiques mais rationalisées  et portées au niveau d’un quasi processus d’adaptation à cet environnement assez délirant , et au bas mot : déstructurant.

 

La novélisation a une dimension psychologique plus flagrante que le film à mon humble avis  .

 

Un bon moment sans plus , mais pas moins ...

Certaines descriptions sont sublimes et raisonnent dans les imaginations attentives à créer des visuels sombrement spectaculaires .

 

PS : Ce texte va bientôt ressortir en anglais .

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 10:00

Je ne voudrais pas jouer les cassandres ,

Mais voici une novélisation du film Abysse qui est bonne et qui ne sera vraisemblablement jamais rééditée  .

 

La lecture de ce texte replonge le lecteur dans le film ,  mais par le biais d’un media alternatif : le livre ...

Un scenario et un Pitch bien ficelé .

Pour le film , James Cameron au mieux de sa forme aux commandes  , pour le livre O.S. Card ...

 

Cependant , bien que pensé en lien étroit avec Cameron , ce travail  de novélisation étoffe le scenario du film en étoffant certains personnages , par des descriptions ou des enrichissements de leurs arrière-plans .

Mais le livre alimente aussi de légères divergences d’avec le film .

Les habitants des abysses sont peut-être des extraterrestres finalement  ? En tout cas les «  lire «  est loin d’être moins agréable que de les voir . Pour ma part je préfère les lire , sourires .

 

Rien de très divergent du film , du moins rien qui soit en désaccord , mais en tous cas : un bon récit en eaux profondes , abyssales mêmes ....

Du point de vue romanesque c’est un petit roman assez irréprochable .

 

Du point de vue historique on est juste après la guerre froide , enfin , en plein dans la transition : ouverture Glasnost  ....  , c’est assez délicieux je trouve  ...  

 

C’est déplorable toutes ces bonnes novélisations de classiques du cinéma  de SF qui sombrent , bien que écrites souvent par de grand auteurs ..

 

Littérature jetable ... ?

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 14:41

L’ouvreur des chemins est loin d’être un mauvais roman , cependant l’auteur  fait occasionnellement , des choix narratifs qui ne seront pas forcement et malheureusement du gout de tous les lecteurs de de cette trilogie au nombreuses qualités par ailleurs  .

 

Le roman s’ouvre dans l’étroit prolongement du tome précèdent , et à ce propos , il n’est vraiment  pas inutile de se replonger dans la lecture du dernier chapitre de Vestiges pour être parfaitement à l’aise dans cette suite qui commence sur les chapeaux de roue , en prise étroite avec ce qui précède  .

 

Le plan du roman n’est pas compliqué , le cataclysme s’étend et les personnages qui ont étés au plus près de la singularité poursuivent leur chemin  , alors que la planète est spectaculairement affectée  . C’est pour l’ensemble du texte et globalement  un agréable crescendo .

 

L’auteur creuse cette singularité quantique et elle ne se déploie pas que sur Quanti Ka , elle acquière aussi de la densité pour le lecteur qui explore à son sujet , quelques digestes notions de physique quantique .

 

Le thème du contact est aussi approché avec une grande finesse en évitant l’anthropomorphisme , du moins sur le fond , les personnages ne manquant pas de quelquefois , se projeter et de résonner à partir de ce qu’ils sont , en fonction de leur niveau d’information et de ce qu’ils connaissent en général en biologie .

 

L’auteur ne mobilise pas que  la hard science pour son récit , mais elle mobilise aussi des notions d’anthropologie . D’où des passages en immersion dans les mythologies respectives afférentes aux sociétés de deux des personnages principaux  :  l’Inde et l’autre monde ...

 

Le lecteur mal informé aurait tort de croire que les mythes sont simplement de vieilles histoires . Ils sont en effet un véritable langage avant d’être quoique ce soit d’autre .

L’auteur maitrise parfaitement  cette notion et elle s’en sert spontanément  et abondement pour faire avancer les personnages et les contextes environnants  .

Ce ne sera pas toujours agréable et fluide et du fait du volume textuel dédié à ces développements , ce peut être franchement lassant même si c’est élaboré au millimètre et même si ce n’est absolument pas du charabia .

 

Par ailleurs il y a également les épisodes de souvenir d’enfance du Docteur Pasquier , qui peuvent aussi acquérir une ampleur démesurée , je pense par exemple et en particulier,  à ces souvenirs d’enfance dans le temple de Shiva en ruine ainsi qu’au drame familial qui a suivi  ce bref séjour dans ce temple . A ce stade on a quelquefois l’impression d‘être projeté dans un autre roman et ce n’est pas bon signe car c’est ressenti comme une facture et comme c’est répétitif , c’est lassant et cela hache assez désagréablement la trame narrative , et encore , j’ai lu ce roman en deux séquences ( principalement ) ...

 

Cependant de très manifestes qualités en font un texte passionnant , souvent émouvant et bien rythmé quand l’action s’empare du récit .

Le thème du contact , le cataclysme planétaire , la vie sur Gemma , les aspects hard science ou bien ceux relatifs à l’anthropologie structurale , aurait tellement gagnés à être plus fréquemment condensés et densifiés et le roman aurait ainsi acquis un caractère percutant de même qu’une véritable éloquence .

 

Du fait de l’étendue textuelle des passages hiérophaniques et mémoriels  intenses , le lecteur peine néanmoins et quelquefois à percevoir : le rythme , le grand sens des subtilités , les différents niveaux de compréhension des différents personnages qui sont occasionnellement et volontairement erronés et qui peuvent induire en erreurs le lecteur à l’attention lassée où bien seulement distraite , sans parler même du risque de passer à côté  des évènements spectaculairement orchestrés qui scandent pourtant et indéniablement le roman .

 

Ce roman parle d’apocalypse potentielle , de contact avec des intelligences autres ( en profondeur et notamment du point de vue cognitif ) ainsi que de singularité quantique .

J’ai trouvé bluffant d’associer à cette donne complexe la mythologie Hindoue et plus précisément le seigneur Shiva , celui qui crée et celui qui détruit sans fin et cycliquement ...

Le mythe ici ,  permet le dialogue entre psychès différentes et il permet aussi de donner du sens au phénomène quantique  destructeur au cœur du roman , en transcendant les réalités cognitives de deux espèces fondamentalement et diamétralement différentes  .

 

Ces données sont approchées très rationnellement contrairement aux apparences .

j’ai bien aimé que les mythes soit  vivants et opératoires , alors que dans le même temps leur fonctionnalité était analysée et mise à l’épreuve des faits  .

 

En cette matière l’auteur fait un travail de qualité en « anthropologie structurale romancée « , sourire , et c’est trop rare en SF ....

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 09:36

Blind Lake , c'est en toute sincérité un bon moment garantis .

 

Un bon moment à cause de la qualité du style et de la qualité dans le traitement de ses thématiques .

Un traitement selon des modes : en effets miroirs , en redondances ou bien en correspondances surprenantes . Les thèmes sont mis en réseau en irrigants des personnages aux contours très nets . Le style est vraiment très correct .

 

Alors donc , le « Homard « n’est pas le seul sujet d’étude de ce laboratoire , et cette technologie mal maitrisée va révéler de véritables surprises étonnantes , dévastatrices et assez spectaculaires , mais longtemps mystérieuses .

 

C’est le vieux thème de SF , de l’observateur lointain et à distance qui est recyclé agréablement ici . Les scientifiques d’un labo observent à distance des mondes lointains , et un en particulier , où ils suivent un extraterrestre qui marche , sans comprendre le fondement de la plupart de ses raisons à agir . Il a principalement l’air de marcher sans but .

 

On est absolument pas lassé par cette observation qui pourrait pourtant être lassante parce que l’équipe et l’observateur principal aussi , sont subtilement construits et leurs réflexions sont variées et complexes .

 

L'auteur mobilise par exemple de nombreuses correspondances pour dégager indirectement du sens . Il tisse ainsi des liens entre les paysages et les ambiances , entre les atmosphères et la psychologique des personnages . Il mobilise encore , pour poser le contexte et ancrer le récit dans des lieux familiers , des descriptions bien insérées dans le texte qui sont aussi brèves que pointues , que bien insérées dans le récit .

 

Enfin soulignons le fait que c’est un roman assez court finalement .

La vie dans ce pôle de recherche est palpable et le suspense qui va s’installer assez rapidement sera bien amené.

L'auteur développe principalement et à mon humble avis , trois thèmes principaux :

°Les chercheurs dépassés par leurs "outils de recherche" .

°La vie dans l'univers et l’hypothèse de l’existence d’autres espèces intelligentes .

°L'intelligence artificielle .

Cependant malgré un soin extrême à tout point de vue . Malgré un soin minutieux dans les détails . Il y a de façon patente un rien qui fait ,  que ce roman peine à dépasser : «  le  bon moment de distraction sans plus " ...

On ne peut néanmoins mettre moins de quatre étoiles à cause du style et de l’agencement qui est très soigné , et c’est crucial pour un court roman ...

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26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 14:56

IF 837 , deux lettres , un numéro , pas de nom ....

 

Un monde à découvrir , une planète à théoriser ,   sur laquelle une espèce au moins  est  intelligente .

Cette espèce  possède un langage sophistiqué mais il y a quelque chose qui cloche .

 

Une première mission d’exploration , sombrera brutalement dans une catastrophe tragique et spectaculaire . La mission de secours , qui devait normalement faire partie de la seconde vague d’exploration , se présente . En compagnie de ce personnel de renfort , le seul survivant de la mission précédente , se lance activement dans l’exploration des paradoxes  , des faux-semblants et des ambiguïtés de ce monde , sous la direction d’un chef d’expédition déterminé  .

 

Il est impossible de dévoiler l’histoire , sinon au prix d’anéantir tous le suspens soigné que contient ce roman assez long .

Les personnages sont solides . Ils sont compétents . Ils se livrent à une exploration scientifique rigoureuse et diversifiée de ce monde jungle . Ils font des erreurs fatales  à un moment donné , mais ils ont de bonnes raisons de les faire si on se place du point de vue de leur cadre de référence .

 

Le texte est un thriller dans un contexte d’exploration . C’est assez réussi d’un point de vue strictement romanesque ( roman d’aventure scientifique exigent ) .

 

Les protagonistes de cette mission , ne cherchent pas seulement à déterminer et à localiser des espèces intelligentes .

Il est aussi question de faire entrer ces espèces dans une classification qui leur ouvre éventuellement  des droits , qui peuvent aller jusque l’égalité pleine et entière  avec l’humanité .

 

Ce qui fait la différence dans ce texte , c’est qu’ il ne s’agit pas seulement de repérer et de définir l’intelligence acquise ou bien simplement à venir chez une espèce .

Il est aussi question de conférer un statut légal d’humanité par analogie ,  à une espèce animale étrangère .

 

L’auteur ne se base pas seulement sur ses connaissances scientifiques pour argumenter . Il exploite avec bonheur des précédents historiques où il a déjà été question de définir ce qui est humain ou bien ce qui ne l’est pas , au-delà de l’intelligence et dans d’autres cadres culturels et civilisationels  que les nôtres  .

 

Pour conclure je dirais que l’auteur est doué ( sourires )  pour écrire des textes passionnants autour du thème du contact .

Cependant , ce roman est aussi un thriller rondement mené ,  sur fond de biologie et d’éthologie , du suspens et de l’imprévisible crédible , ce qui ne gâche pas le plaisir , au contraire  .

 

On va où la prochaine fois ?

 

Un peu lapidaire !

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 13:29

Comme un poisson dans l’eau , je suis , :  Voici un roman sur le contact et un bon svp !

Je prends mon pied et je ne le lâche que pour rédiger ce commentaire , car j’ai embrayé sur : IF 837 immédiatement  , l’épisode précédent qui est diffèrent , car il traite d’une planète jungle et d’une espèce andromorphe .

 

Cet  ouvrage  qui précède , nous fait rester dans le cadre d’un vivant  structuré autour d’une chimie du carbone  , ce n’est pas le cas de ZC 789 , le monde de ce roman ,  qui est autre ...

C’est un monde étrange et totalement aride , un de ceux qui font , qu’on se demande pourquoi on est pas resté au chaud sur terre à observer les fourmis sous la pluie ou bien les poulpes   .

 

C’est un bon roman qui exploite la biologie et l’éthologie principalement et qui va assez loin dans la mobilisation des conclusions qui portent sur les potentialités d’une vie reposant sur le Silicium .

Une vie minérale ou bien quasi telle  , en fait . D’où la référence à  T. Sturgeon . Non ne riez pas ce n’est pas idiot du tout ...

 

Je voudrais dire que c’est un véritable roman d’exobiologie .  Ce n’est pas si courant je pense !?

Il faut donc le signaler à son potentiel lecteur .

 

L’exobiologie en est  évidement  à ses balbutiements ( bio-astronomie et analyses rares in situ des prémices d’une chimie pré-biotique ou pas tout à fait ... ) .

Voilà en gros tout ce que l’on semble savoir actuellement , mais cette jeune science a déjà une riche littérature , sur les briques du vivant et les chimies pré biotiques , terrestres ou bien potentiellement plus exotiques .

 

Par ailleurs , de nombreuses réflexions théoriques qui vont loin réfléchissent et cadrent une réflexion prospective sur les aspects variés que pourraient avoir la vie sur d’autres mondes .

Que cette vie soit à base de Carbonne , de silicium ou autres ,  et associée à des échanges gazeux qui reposeraient sur l’oxygène , le méthane , l’ammoniac , l’azote en passant par  le Calva et la Poire William , comme éléments potentiellement constitutifs et de bases  ....

 

Ce roman force son lecteur à se demander ce que signifie être vivant , il réclame pour être compris ce qu’est  potentiellement une vie en rapport poussé avec le silicium d’un point de vue théorique ( très basique ) .

 

Ce n’est pas un roman facile parce que les personnages existent principalement de par leurs fonctions et de par leurs compétences , et ce n’est pas étonnant si on pense que le roman est le récit d’une mission spatiale exigeante , complexe et risquée  , sur un monde absolument étranger ....

 

Le suspens , la recherche appliquée, les accidents , les périls , des personnages touchants mais curieusement , assez  elliptiques tout en ayant une présence suffisante , font le succès de ce roman très solide comme roman sur l’exploration spatiale et l’exobiologie .

 

Le texte traite fondamentalement de manières très avenantes , de la démarche scientifique et du doute structurel et nécessaire de nature méthodologique qui est le seul moyen de se prémunir des jugements de valeurs et des aprioris , plus ou moins conscients , qui biaisent potentiellement l’observation , l’élaboration du cadre expérimental et la réflexion autour d’hypothèses scientifiques  ..

 

Des aléas risqués  , qui peuvent détruire toute compréhension et  même s’avérer très dangereux ,  comme ce sera le cas dans ce roman qui est : sympathique , solide ,  dramatique , tragique aussi , et très exigent .

 

Une conclusion personnelle pour mesurer tout cela  :

 

j’ai déjà fait une rencontre du troisième type , oui oui , ...

Cet alien véritable se cache au fond de l’océan  et il s’agit du poulpe , de la pieuvre , du calamar  ,  qui me trouble intimement  . Je vous déconseille de manger du poulpe , du calamar et autre pieuvre ,  car je suis intiment convaincu que ce petit pépère ( assez gros très souvent ) est assez  finaud pour avoir les boules à l’idée de finir dans un bain de sauce tomate  ...

 

Essayer de comprendre pourquoi son mode de reproduction et la longévité des femelles , l’empêche de construire une société malgré des comportements intelligents indéniables   . En plus c’est une brute épaisse et solitaire , mais il possède plusieurs cerveaux et ses sens perçoivent la réalité de manière conceptuellement  tellement différente de nous  ,  qu’elle en est presque inconcevable pour nous  les primates bipèdes  .

Un poulpe peut vous reconnaître , il peut vous aimer , ne pas vous aimer , jouer avec vous avec des jeux impliquant une synchronisation alternée des mouvements  , se reconnaitre dans un miroir . Il peut ramper hors de l’eau car il est curieux . Il peut ouvrir un bocal  fermé . Il  a systématiquement conscience de ses proportions corporelles et il sait  évaluer s’il passe entièrement ou pas ,  par un trou  donné  .

Il peut utiliser ponctuellement  et utilement des objets , se planquer dans une noix de coco coupée en deux  par exemple et se cacher dedans si vous essayez de le regarder dans le blanc des yeux et il peut aussi détaler avec ni vu ni connu pour se lover dedans en d’autres  eaux ....

 

Le poulpe est un véritable alien , contact ! ...

Il n’est pas beau , mais il peut faire beaucoup de choses avec ses tentacules , au contraire du dauphin par exemple .

Jouer avec un poulpe est une des rares expérience de SF , à la portée de toute personne motivée .

 

Les personnages de ce roman jouent avec de plus grosses pointures , pour notre plus grand plaisir .

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Published by Finity's end hellburner science-fiction
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