Vendredi 25 juillet 2014 5 25 /07 /Juil /2014 12:16

 

      Les vaisseaux d’Omale ...

 

A mon humble avis on peut si  on le souhaite commencer ce long cycle par ce tome trois , c’est possible car il est très autonome en fait .

Pourquoi pas ... Et commencer par-là , pourrait même rendre les découvertes contenues dans les deux premiers tomes plus riches potentiellement .

 

Cela faisait un bail que je souhaitais me replonger dans l’univers d’Omale , avec du neuf , du nouveau , de l’inédit ...

Ce fut une longue attente un peu désabusée mais relativement bien récompensée par ce tome trois  .

 

Si vous ne connaissez pas ce cycle, sachez que c’est un roman ou l’univers est un véritable personnage et un véritable acteur du cycle .

Une sphère de Dyson , l’immensité , la rumeur lointaine , une longue histoire brumeuse et des aires culturelles immenses à l’immensité pesante car elle est factorisée par l’auteur   . Des aires qui reposent sur des biologies différentes et qui sont habitées par différentes espèces extraterrestres dont l’humanité . Les espèces vivent principalement séparées les unes des autres , hormis dans différentes zones de contacts et de mélanges  , des zones sensibles et assez improbables ...

 

Ces mondes sont d’une présence remarquable et la richesse en est presque inépuisable , surtout si votre imagination sait partir au quart de tour ..

 

Ce troisième tome continue d’être un fabuleux bonheur pour les amateurs d’univers . Le lecteur explore dans ce tome l’air Hodgine , en long en large et en travers et dans le cadre d’une démarche aussi posée que intimiste .

L’auteur ménage habilement des espaces où les espèces interagissent pour se découvrir de façons hésitantes malgré les écueils avec une démarche volontaire . L’univers d’Omale gagne encore avec ce troisième tome  , en complexité et en densité . C’est un vrai plaisir .

 

Si le quatrième de couverture promet de nous emmener dans l’espace , il faut savoir que une grande partie du roman consiste en un lent et long voyage dans l’aire Hodgine .

Mais que l’on se rassure le roman nous emmène bien comme promis dans l’espace ou notre connaissance d’Omale s’approfondira même si bien des mystères se profileront aussi à l’horizon .

 

Il y a principalement deux trames narratives inégales . L’une emboite le pas de l’équipe de  l’expédition spatiale avec ses tribulations et aléas  dans l’aire Hodgine , c’est la plus consistante . 

L’autre suit les imbroglios politiques et les soubresauts religieux et racistes que soulève le projet même de cette expédition dans l’aire humaine .

 

Le rythme du roman est globalement assez lent et les informations de toutes natures sont excessivement abondantes et elles concernent une foule de registres .

Les personnages sont accomplis et l’univers suinte littéralement travers leurs pensées , leurs actes , leur souvenirs , leurs responsabilités ...

 

C’est n’est pas un roman d’action stricto sensu même s’il y a beaucoup d’action . C’est un roman d’aventure , un peu de la littérature de voyage je dirais .

Il pourrait ne pas convenir à des amateurs exigent de thriller par exemple .

 

Cependant , c’est un bonheur de livre Univers . Un pure délice à déguster pour les amateurs du thème du contact .

Mais l’univers reste le personnage principal et ceux qui ne se conterait pas de ces voyages pourraient bien conclure en disant et alors !?

 

Mais ils auraient torts évidement car Omale et tout ce cycle pose des questions éternelles qui nous suggèrent des actions urgentes qui pourraient biens contribuer à rendre le monde un peu meilleur qu’il ne l’est .

Par Finity's end hellburner science-fiction
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 12 décembre 2013 4 12 /12 /Déc /2013 10:10

Aliénation ,

 

Voici un voyage bluffant dans l’espace profond .

Un texte crédible de hard science assez agréable , aux accents infiniment réalistes .

 

Voilà une ballade loin dans la nuit ,  à des millions de kilomètres , dans un futur pas trop , trop  lointain , dans un remarquable vaisseau , beau et fonctionnel .

En compagnie de personnages également  fonctionnels et assez réels pour nous émouvoir , nous faire réfléchir et même , nous faire rêver  . Ces gens sont des scientifiques compétents , bien à leur place mais n’étant pas excessivement définis par elle . 

 

Dans ce futur lointain l’espèce humaine est modifiée par la bio ingénierie , l’informatique et les nanotechnologies . Elle est donc spectaculairement augmentée et régulièrement mise à jour .

 

La vie dans ce vaisseau est contingente de diverses contraintes très étudiées , illustrées et examinés par l’auteur : les supports de vie , la technologie , les environnements ...

C’est ainsi que la sortie d’hibernation est décrite par exemple avec une précision au millimètre dans un cadre pleinement intimiste , très visuel et intensément ressenti par le lecteur .

 

Le «   pitch « est sophistiqué car il est à deux paliers et il reste assez subtils dans sa mise en œuvre . L’intrigue ne vise pas qu’as poser le à explorer l’altérité extrême . Elle cherche aussi à aborder des préoccupations en rapport avec l’éthique  .

 

Le fond du roman contient une mise en garde cinglante quant aux progrès technologiques qui pourraient contrarier l’éthique tout en étant eux-mêmes très difficiles à cadrer par nature et par nécessité , et je dirais à contenir voire à endiguer  en fait  et tout simplement .

 

C’est un beau voyage dans le futur , car l’auteur à bien creusé les potentialités technologiques . C’est au-delà du simplement crédible du point de vue romanesque  et c’est manifestement de l’archi probable pour ce qui est des aspects civilisation post humaine . .

 

La tension monte au grès des développements  , le drame est  donc dans les coursives , mais il l’est de manières assez posées .

On est fréquemment dans le registre d’énigmes subtiles  , vraisemblables ,  complexes bien amenées et intensément préoccupantes ...

 

Il y a aussi un fossé technologique entre la terre et le vaisseau qui se creuse . En effet l’équipage est parti il y a plus d’un siècle et demi , c’est long et de l’eau a coulé sous les ponts , au point que les mises à jours des ressources , ne sont plus que partiellement possibles à distance , du fait des écarts de ports , de prises , de logiciels , de réseaux , de matériaux , de matériels embarqués  ...

 

Dans ce roman , le grand méchant loup est lâché dans les bois , les technologies et leurs procédures d’utilisations sont au coeurs des problématiques , de même pour leurs implications éthiques ...

Sachez le ...

 

Le problème qui se pose à l’équipage assez rapidement est double ,  et le volet alien relève pour sa part du rarement vu dans le genre SF , du moins sous cet angle d’approche très spécifique et très argumenté de surcroit .

Personnellement je pense au film Virus avec William Baldwin qui est sur une  thématique analogue et qui n’a été compris ni par le public , ni par la critique , et qui pourtant , se trouve être à mon humble avis , un bon film d’action du genre SF ( un huit clos en mer tout en partant de l’orbite terrestre , bien rythmé et intense ) ...

 

C’est un superbe roman de hard science que Aliénation , un qui vous colle bien les boules , et ça tombe bien on approche de noël ...

 

Alors disons :  Noël ! , les Boules !

 

Allez on prend ses neurones , on se fait quelques étirements intellectuels  , et hop ... hop .. hop et on ne chouine pas pendant la lecture  SVP ......

Un texte crédible de hard science assez agréable , aux accents infiniment réalistes .

Par Finity's end hellburner science-fiction
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 12 décembre 2013 4 12 /12 /Déc /2013 10:08

Une planète minière reconvertie en pénitencier ....

 

Ce site est principalement souterrain , la surface est un territoire improbable livré aux éléments déchainés et aux carcasses de déchets industriels , ou encore à celles de vaisseaux spatiaux échouées sur ce monde abandonné  .

 

C’est la novélisation du film Alien 3 , et il n’y a pas de  divergence réellement fondamentale avec le scenario du film . C’est une bonne novélisation et c’est assez agréable de se plonger dans cette atmosphère par le livre , par l’écrit  , car c’est une autre dynamique que l’image finalement  .

 

Le point fort de cette novélisation , c’est certainement  les descriptions de ces environnement étrangers , notamment la surface de ce corps céleste et aussi  la base avec les couleurs sombres les vents , les tunnels  .

 

Certains personnages denses sont particulièrement émouvants , tel que , le médecin de la base animée par sa tragédie intérieure de naufragé / réfugié en enfer  .

 

D’une façon générale , le film comme ce récit  assez bref ,  sont affectés l’air de rien par une sorte de grandiloquence grandiose , au travers notamment des décors , au travers aussi  des destinées de personnages spectaculaires , aux problématiques névrotiques mais rationalisées  et portées au niveau d’un quasi processus d’adaptation à cet environnement assez délirant , et au bas mot : déstructurant.

 

La novélisation a une dimension psychologique plus flagrante que le film à mon humble avis  .

 

Un bon moment sans plus , mais pas moins ...

Certaines descriptions sont sublimes et raisonnent dans les imaginations attentives à créer des visuels sombrement spectaculaires .

 

PS : Ce texte va bientôt ressortir en anglais .

Par Finity's end hellburner science-fiction
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 9 décembre 2013 1 09 /12 /Déc /2013 10:00

Je ne voudrais pas jouer les cassandres ,

Mais voici une novélisation du film Abysse qui est bonne et qui ne sera vraisemblablement jamais rééditée  .

 

La lecture de ce texte replonge le lecteur dans le film ,  mais par le biais d’un media alternatif : le livre ...

Un scenario et un Pitch bien ficelé .

Pour le film , James Cameron au mieux de sa forme aux commandes  , pour le livre O.S. Card ...

 

Cependant , bien que pensé en lien étroit avec Cameron , ce travail  de novélisation étoffe le scenario du film en étoffant certains personnages , par des descriptions ou des enrichissements de leurs arrière-plans .

Mais le livre alimente aussi de légères divergences d’avec le film .

Les habitants des abysses sont peut-être des extraterrestres finalement  ? En tout cas les «  lire «  est loin d’être moins agréable que de les voir . Pour ma part je préfère les lire , sourires .

 

Rien de très divergent du film , du moins rien qui soit en désaccord , mais en tous cas : un bon récit en eaux profondes , abyssales mêmes ....

Du point de vue romanesque c’est un petit roman assez irréprochable .

 

Du point de vue historique on est juste après la guerre froide , enfin , en plein dans la transition : ouverture Glasnost  ....  , c’est assez délicieux je trouve  ...  

 

C’est déplorable toutes ces bonnes novélisations de classiques du cinéma  de SF qui sombrent , bien que écrites souvent par de grand auteurs ..

 

Littérature jetable ... ?

Par Finity's end hellburner science-fiction
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 3 décembre 2013 2 03 /12 /Déc /2013 14:41

L’ouvreur des chemins est loin d’être un mauvais roman , cependant l’auteur  fait occasionnellement , des choix narratifs qui ne seront pas forcement et malheureusement du gout de tous les lecteurs de de cette trilogie au nombreuses qualités par ailleurs  .

 

Le roman s’ouvre dans l’étroit prolongement du tome précèdent , et à ce propos , il n’est vraiment  pas inutile de se replonger dans la lecture du dernier chapitre de Vestiges pour être parfaitement à l’aise dans cette suite qui commence sur les chapeaux de roue , en prise étroite avec ce qui précède  .

 

Le plan du roman n’est pas compliqué , le cataclysme s’étend et les personnages qui ont étés au plus près de la singularité poursuivent leur chemin  , alors que la planète est spectaculairement affectée  . C’est pour l’ensemble du texte et globalement  un agréable crescendo .

 

L’auteur creuse cette singularité quantique et elle ne se déploie pas que sur Quanti Ka , elle acquière aussi de la densité pour le lecteur qui explore à son sujet , quelques digestes notions de physique quantique .

 

Le thème du contact est aussi approché avec une grande finesse en évitant l’anthropomorphisme , du moins sur le fond , les personnages ne manquant pas de quelquefois , se projeter et de résonner à partir de ce qu’ils sont , en fonction de leur niveau d’information et de ce qu’ils connaissent en général en biologie .

 

L’auteur ne mobilise pas que  la hard science pour son récit , mais elle mobilise aussi des notions d’anthropologie . D’où des passages en immersion dans les mythologies respectives afférentes aux sociétés de deux des personnages principaux  :  l’Inde et l’autre monde ...

 

Le lecteur mal informé aurait tort de croire que les mythes sont simplement de vieilles histoires . Ils sont en effet un véritable langage avant d’être quoique ce soit d’autre .

L’auteur maitrise parfaitement  cette notion et elle s’en sert spontanément  et abondement pour faire avancer les personnages et les contextes environnants  .

Ce ne sera pas toujours agréable et fluide et du fait du volume textuel dédié à ces développements , ce peut être franchement lassant même si c’est élaboré au millimètre et même si ce n’est absolument pas du charabia .

 

Par ailleurs il y a également les épisodes de souvenir d’enfance du Docteur Pasquier , qui peuvent aussi acquérir une ampleur démesurée , je pense par exemple et en particulier,  à ces souvenirs d’enfance dans le temple de Shiva en ruine ainsi qu’au drame familial qui a suivi  ce bref séjour dans ce temple . A ce stade on a quelquefois l’impression d‘être projeté dans un autre roman et ce n’est pas bon signe car c’est ressenti comme une facture et comme c’est répétitif , c’est lassant et cela hache assez désagréablement la trame narrative , et encore , j’ai lu ce roman en deux séquences ( principalement ) ...

 

Cependant de très manifestes qualités en font un texte passionnant , souvent émouvant et bien rythmé quand l’action s’empare du récit .

Le thème du contact , le cataclysme planétaire , la vie sur Gemma , les aspects hard science ou bien ceux relatifs à l’anthropologie structurale , aurait tellement gagnés à être plus fréquemment condensés et densifiés et le roman aurait ainsi acquis un caractère percutant de même qu’une véritable éloquence .

 

Du fait de l’étendue textuelle des passages hiérophaniques et mémoriels  intenses , le lecteur peine néanmoins et quelquefois à percevoir : le rythme , le grand sens des subtilités , les différents niveaux de compréhension des différents personnages qui sont occasionnellement et volontairement erronés et qui peuvent induire en erreurs le lecteur à l’attention lassée où bien seulement distraite , sans parler même du risque de passer à côté  des évènements spectaculairement orchestrés qui scandent pourtant et indéniablement le roman .

 

Ce roman parle d’apocalypse potentielle , de contact avec des intelligences autres ( en profondeur et notamment du point de vue cognitif ) ainsi que de singularité quantique .

J’ai trouvé bluffant d’associer à cette donne complexe la mythologie Hindoue et plus précisément le seigneur Shiva , celui qui crée et celui qui détruit sans fin et cycliquement ...

Le mythe ici ,  permet le dialogue entre psychès différentes et il permet aussi de donner du sens au phénomène quantique  destructeur au cœur du roman , en transcendant les réalités cognitives de deux espèces fondamentalement et diamétralement différentes  .

 

Ces données sont approchées très rationnellement contrairement aux apparences .

j’ai bien aimé que les mythes soit  vivants et opératoires , alors que dans le même temps leur fonctionnalité était analysée et mise à l’épreuve des faits  .

 

En cette matière l’auteur fait un travail de qualité en « anthropologie structurale romancée « , sourire , et c’est trop rare en SF ....

Par Finity's end hellburner science-fiction
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Août 2014
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31
             
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés